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  • The Alchemists

Nouvel équilibre de vie à Lisbonne !

#5 - Equilibre pro/perso réinventé ! par Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui de l'Académie The Alchemists


Crédit photo : Serge Le Strat - Unsplash.com

La pandémie et ses cohortes de salariés à domicile a brouillé un peu plus la frontière entre vie professionnelle et vie privée.


Selon l'ONU, avant l'épidémie, quelque 260 millions de personnes travaillaient à leur domicile, soit environ 7,9% du nombre total de travailleurs. Le Covid-19 a fait bondir ce taux à environ 20%. Avec comme risque principal, « l'effacement de la différence entre le temps de travail et le temps pour soi et pour la famille ».


Voilà un sujet qui interpelle notre modèle social européen, à l’heure où nos entreprises tentent de trouver « la bonne distance » avec leur collaborateurs. Depuis novembre dernier, une première réponse nous vient de Lisbonne, avec l’inscription dans la loi portugaise d’un droit à la déconnection.

Au Portugal, le télétravail n'existait pour ainsi dire pas avant la pandémie. La crise du Covid a contraint environ 1,3 million de personnes au travail à distance, soit près d'un tiers de la population active au Portugal. Aujourd’hui, les employeurs ont désormais le “devoir de s’abstenir de contacter” leurs employés durant leur temps de repos.


Un droit à la déconnexion qui entend préserver la vie privée. « On peut parfaitement envisager, comme dans le code du travail, qu’un télétravailleur puisse avoir par moments un horaire de travail élargi, qu’il va pouvoir compenser la semaine suivante", commente le dirigeant syndicaliste Sergio Monte. « Mais ce qui n’est pas permis et n’est pas envisageable, c’est qu’un télétravailleur soit connecté à l’entreprise 24 heures sur 24 ». Outre la déconnexion relative, est aussi visé la prise en charge des frais inhérents au télétravail. Dans le même esprit, les parents d’enfants de moins de 8 ans ont le droit de travailler à domicile sans demander autorisation préalable de leur employeur.


Comme toute « première fois », cette législation n’est pas parfaite. Première interpellation d’un pouvoir publique européen sur le sujet, elle s’inscrit en cohérence avec l’accueil annuel du Web Summit à Lisbonne, dans un bienveillant équilibre lusitanien entre innovation numérique et sociale !


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Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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