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Le Momentum philanthropique

#18 - L’annonce d’un don de 31 milliards de dollars par Warren Buffet à la Fondation de Bill et Melinda Gates, en 2006, signait l’avènement d’un mouvement philanthropique puissant qui irrigue toutes les sociétés civiles... d'Antoine Vaccaro par Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui de l'Académie The Alchemists


Crédit photo: Raquel Raclette - Unsplash

L’annonce d’un don de 31 milliards de dollars par Warren Buffet à la Fondation de Bill et Melinda Gates, en 2006, signait l’avènement d’un mouvement philanthropique puissant qui irrigue toutes les sociétés civiles, aussi bien dans les grandes démocraties occidentales que dans des contrées moins habituées à la mobilisation privée au service de l’intérêt général. Même la Chine connaît depuis 15 ans, elle aussi, ce grand bond en avant, d’un nouveau genre.


La récente décision de ce gagnant français[1] de l’Euro million, qui a décidé d’affecter l’essentiel de ses gains : 200 millions d’€ à la création d’une fondation dédiée à la lutte contre le changement climatique, illustre autrement un même phénomène en pleine expansion.


Ce Momentum philanthropique[2] se traduit notamment par un doublement du nombre de fonds et de fondations, passant de 2700 à plus de 5500 en moins de 10 ans.


Le lancement de l’initiative Giving Pledge qui a enrôlé plus de 400 milliardaires du monde ayant promis de donner 50 % de leur fortune au profit de grandes causes, a fait des émules en Europe et même en France, à des dimensions plus modestes il est vrai, car n’oublions pas que dans notre pays la réserve héréditaire ne permet pas de déshériter ses enfants, comme aux États-Unis et en Grande Bretagne, limitant, de ce fait la taille des donations et legs.


Cette socialisation de fonds privées, par l’initiative volontaire de donateurs fortunés, qui ont généralement constitué leur patrimoine par leur propre talent, peut-être, dans certains cas, d’une simplicité biblique lorsque le fondateur n’a pas d’héritiers, mais sensiblement plus ardue lorsqu’il s’agit de convaincre ses héritiers d’abandonner tout ou partie de leur héritage.


Cet arbitrage entre : capitalisation patrimoniale, dépenses ostentatoires ou transmission générationnelle et affectation à des causes d’intérêt général, constitue une des formes les plus estimables de socialisation de patrimoines privés dans nos sociétés post-modernes.


[1] https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/euromillions-il-jouait-pour-creer-sa-fondation-c-est-desormais-chose-faite_2171324.html

[1] Elan Philanthropique


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Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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