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Dessine moi le « monde d'après » entre risques, innovations et bienveillance...

Dernière mise à jour : nov. 3

#41 - Dessine-moi le monde d’après #8 de Stéphane Amarger par Karine Lazimi Chouraqui et Henri Lastenouse de l'Académie The Alchemists


Crédit photo : Unsplash.com - Robin Pierre

La COVID-19 a accéléré significativement la transformation des entreprises en leur faisant faire un bond de 6 ans en moyenne dans la mise en œuvre de leurs stratégies de transformation numérique.

La transformation numérique et l’intégration des nouveaux moyens de communication sont donc devenus fondamentaux pour relever les défis induits par la COVID-19. De plus, les solutions utilisées pour mettre en place le télétravail pendant les différents confinements vont perdurer.

Alors, quid de notre souveraineté numérique dans le monde d’après ? Nous parlons ici d’une capacité de l’Europe à se doter d’une véritable filière industrielle, compétitive, du numérique et donc du logiciel ! L’objectif étant, bien évidemment, de s’affranchir de la dépendance aux GAFAM qui occupent, de facto, une position dominante sur les grandes plateformes, que tout le monde a utilisées lors des derniers confinements.


Or, une des caractéristiques d’une industrie compétitive, c’est sa capacité à protéger son innovation.

Sans trop entrer dans la guerre de chapelles entre « logiciel libre » et « logiciel propriétaire », il faut alors se poser la question de la protection du logiciel en Europe, et aller au-delà du simple « copyright » comme c’est le cas aujourd’hui.


Alors, quid du brevet logiciel en Europe ? Il est possible de protéger un logiciel par un brevet en Europe s’il y a contribution technique inventive à l’état de l’art. En d’autres termes, ce qui est brevetable, c’est uniquement l’amélioration que le logiciel apporte à un système ou à un dispositif. C’est donc une protection indirecte qui ne couvre pas l’ensemble des logiciels qui sont conçus et développés en dehors du cadre d’un système ou d’un dispositif. Cela exclut donc les « pure players » Européens, alors même que ce sont les moteurs de l’économie du monde d’après.

Donc brevet logiciel en Europe, comme aux USA ou au Japon ? Voilà pour le monde d’après un débat ouvert !


Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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