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Dessine moi le « monde d'après » entre risques, innovations et bienveillance...

#48 - Dessine-moi le monde d’après #13 de Santiago Malter-Terrada par Karine Lazimi Chouraqui et Henri Lastenouse de l'Académie The Alchemists


Crédit photo : Unsplash.com - Ahmad Dirini

Désengagement citoyen: l’ère de la réconciliation bienveillante ?


En dehors des périodes d’élections, il est difficile de quantifier précisément l’intérêt politique de la part de la population.


En revanche, mettons en perspective d’une part les services numériques, les réseaux sociaux et les smartphones, et de l’autre, “l’engagement citoyen” ou l’intérêt général du français moyen pour ses institutions. Nous pouvons alors aisément conclure que l’un semble gagner plus de parts de marché que l’autre !


Oui, le citoyen est désengagé. Tout du moins, il préfère généralement se consacrer à des activités plus génératrices de dopamine, qu’éplucher vigoureusement les 417 pages de synthèse d’un projet de loi ou d’un rapport de comptes publics.


Pouvons-nous inverser la courbe du désengagement, au risque de creuser le fossé entre citoyens et institutions et d’engendrer une crise profonde de légitimité des pouvoirs publics ?


C’est en tout cas la démarche de plusieurs entreprises françaises à l’instar de Votelab, qui remettent le citoyen au-devant de la scène, par exemple en fluidifiant le vote électronique à l’échelle locale.


Mais au-delà du processus de consultation démocratique, il existe d’autres moyens pour favoriser l’émergence de nouveaux “moments d’engagement”. La recette des plus grands acteurs du numérique est déjà bien connue : transformer l’utilisateur en producteur de valeur.


S’agit-il d’une piste à explorer ? Adresser les grands défis de notre époque en permettant au citoyen de servir son pays à travers un modèle vertueux ?


Selon plusieurs études, nous consultons notre téléphone en moyenne 221 fois chaque jour. Le chiffre est effrayant, mais ce sont aussi 221 chances d’impliquer le citoyen pour lui permettre d’agir sur son environnement direct.


À titre d’exemple, pourquoi ne pas rafraîchir le Pôle Emploi avec un modèle d’entraide entre chercheurs et salariés bien établis ? A l’aide d’un mécanisme d’incitation ouvert et transparent ? Les opportunités sont nombreuses, et les technologies d’aujourd’hui, à commencer par la blockchain, peuvent apporter les outils à la hauteur de ces ambitions.


Voilà une chance de poser, à l’échelle européenne, les jalons de l’institution de demain : plus transparente, plus humaine, plus proche, mais aussi plus efficace : bref, bienveillante !



Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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