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Dessine moi le « monde d'après » entre risques, innovations et bienveillance...

#34 - Dessine-moi le monde d’après #2 de Frédéric Robert par Karine Lazimi Chouraqui & Henri Lastenouse de l'Académie The Alchemists


Crédit photos : Unsplash.com -Visual Stories Micheile

Si les confinements ont bien bouleversé l’organisation du travail, la maxime du stratège grec Thucidyde, voilà 25 siècles, survivra manifestement au Covid : « L’argent est (et reste) le nerf de la guerre ». Au-delà du « quoi qu’il en coûte », il faut donc toujours compter et gérer les Deniers ! Le « monde d’après », retrouve tout naturellement la même boussole comptable qu’avant, tout en tenant compte de l’effet « accélérations Covid » concernant des mutations déjà en cours en matière d’expertise comptable... Comment accompagner ce mouvement avec bienveillance ?


Les entreprises du « monde d’après » n’ont jamais eu autant de données à brasser, de possibilités d’analyse. Il paraît à peu près évident que l’exploitation des données de BFR sera désormais « live » et l’expertise comptable « stricto-sensu » probablement restreint aux travaux fiscaux et statutaires. Par nature, l’expert-comptable travaille sur les données de l’année dernière. Or l’entreprise a besoin de connaître les données d’hier pour corriger aujourd’hui. Elle veut calculer demain pour s’y préparer, sur des modèles flexibles, évolutifs

A ce titre, la digitalisation reste un enjeu pour beaucoup de cabinets d’expertise-comptable. Récemment, j’entends d’un cabinet parisien à propos du refus d’intégration de fichiers (sic) : [… ici nous faisons de la vraie compta., pas de l’informatique…]. L’OCR-isation des factures demeure donc un gros mot, les concepts de « Big data », « Data Mining » ou encore « Business Intelligence » des abstractions d’ordre divin, alors qu’elles relèveront vite de la plus élémentaire bienveillance comptable !


A contrario, les cabinets d’expertise-comptable les plus avancés dans la digitalisation commencent à se préoccuper de restitution régulière de résultats auprès de leur clientèle. Ces acteurs réalisent que la génération de KPI’s ne peut se limiter aux éléments comptables. L’indicateur est une aide à la décision s’il est capable de diviser ou multiplier des euros avec des Unités d’œuvres. Le côté multi-sources des données, leur rafraîchissement automatique sont des « must-have », l’ergonomie du logiciel de reporting un gros différenciant. Ces challenges sont au cœur de l’action de la fonction DAF du « monde d’après » - qu’elle soit internalisée ou externalisée. Ils sont l’aboutissement d’un processus de réflexion menant à une organisation bienveillante des hommes, des outils et des données.


Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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