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Commonwealth - et commonwealth pour la jeunesse africaine ?

#24 - Le vingt-sixième Sommet du Commonwealth s’est tenu fin juin à Kigali, Rwanda par Vincent Philip - Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui

Crédit photo: Mars sector-6 - Unsplash

Le vingt-sixième Sommet du Commonwealth s’est tenu fin juin à Kigali, Rwanda. L’occasion pour les chefs d’état et de gouvernement des 56 membres de se convaincre de la pertinence du Commonwealth dans une conjoncture mondiale marquée par la crise sanitaire du Covid, la guerre aux portes de l’Europe et le dérèglement climatique.

Des pays comme le Gabon ou bien le Togo intègrent ainsi en 2022 cette alliance au départ formée autour des anciennes colonies britanniques après la seconde guerre mondiale.

Le Commonwealth of Nations, pôle qui représente un tiers de la population mondiale et probablement presque vingt trilliards de dollars de PIB d’ici 2030, avait aussi invité les dirigeants des institutions financières internationales présentes en Afrique.

Dans un contexte déjà marqué par l’accord, dénoncé au niveau international, entre le Royaume-Uni et le Rwanda pour une gestion bilatérale des migrants, les discussions se sont concentrées sur les défis économiques et la jeunesse en Afrique, avec le message positif que le futur de la jeunesse africaine réside en Afrique.

L’une des annonces prometteuses du Sommet est celle faite par la Banque Africaine de Développement (BAD) pour répondre aux limites de l’écosystème des banques commerciales actuelles : la création prochaine de nouvelles institutions financières pour les jeunes entrepreneurs africains, les « Youth Entrepreneurship Investment Banks »,

“Our financial institutions are not set up for young people... We have a population of 455 million, it’s going to rise to 845 million by 2050. So we have to create a new financial ecosystem around young people”, Président de la BAD, Akinwumi Adesina.

L’un des objectifs des Youth Entrepreneurship Investment Banks est de financer des jeunes entrepreneurs futurs créateurs-ices d’emploi, dans les secteurs technologiques et le digital en particulier.

Pour cela, un maillon reste essentiel, en amont du financement des entrepreneurs, surtout dans le secteur digital ; c’est la formation de haut niveau et l’employabilité des jeunes dans ces nouveaux domaines. Tandis que plusieurs milliards de dollars sont actuellement alloués en Afrique pour soutenir la transformation vers l’économie numérique, assurons-nous que ces fonds servent, certes au financement des infrastructures de communication, mais aussi à la formation avancée des futurs talents locaux du numérique.



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Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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