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Bienveillance pour la transmission des entreprises familiales… !

#26 - La transmission de l’entreprise est sans doute le plus grand défi auquel une entreprise familiale doit faire face ! Article rédigé par Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui

Crédit photo: Shane Rounce - Unsplash

La transmission de l’entreprise est sans doute le plus grand défi auquel une entreprise familiale doit faire face.

D’une part, les entreprises qui mettent en œuvre un plan de relève et une gouvernance efficace assureront le succès de leur entreprise, et contribueront ainsi à préserver le patrimoine familiale.

D’autre part, une transmission intra-familiale peut être un formidable levier de croissance, d’innovation et de régénération pour l’entreprise, si elle est bien préparée, anticipée et accompagnée par des tiers.


Par ailleurs, le tissu économique français a besoin de maintenir et de préserver les entreprises familiales. Des études mettent en lumière l’importance du processus de transmission - par exemple des ETI familiales, au regard de la compétitivité du tissu économique français, au-delà de la pérennité même de ces entreprises. Or, selon l’Observatoire national de l’entreprenariat familial, près de 89% des entreprises familiales n’ont pas de plan de succession ou de transmission. La plupart des études en la matière démontre que la transmission est bien moins efficiente en France qu’au Japon, Italie ou encore Allemagne.


La crise du COVID 19 n’a pas améliorer cette situation très préoccupante. Pourquoi est-ce si complexe à anticiper ?

Selon un grand nombre de dirigeants, le cadre juridique et fiscal est jugé trop complexe et peu favorable à la transmission, même si le Pacte Dutreil vise à promouvoir la transmission des entreprises familiales. Une autre raison moins avouée tient au dirigeant familial lui-même, très méfiant à l’ouverture du capital à des tiers (fonds, salariés) et donc peu inscrit dans une logique d’accompagnement progressif et moyen terme de la transmission.


Le processus de transmission nécessite en effet entre 6 et 10 ans en moyenne. Surtout, une période d’accompagnement entre le fondateur et le successeur doit être mise en place. Surtout, sans doute aussi manque un écosystème notamment du financement et de coopération à l’allemande, bienveillant…


Bref, il est peut-être temps de rechercher résilience et souveraineté économique autour d’un « Pacte transmission » qui parie sur le triptyque bienveillance, diversité des talents et travail collaboratif. Voilà bien un sujet où notre nouvelle assemblée se doit de trouver le chemin du compromis.



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Equipe de publication : Henri Lastenouse et Karine Lazimi Chouraqui


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